Saturday, December 24, 2005

Joyeuses fêtes!

En ce temps de réjouissance, j'aimerais ajouter mes voeux de
bonheur à vous et à vos familles. Que ces moments soient remplis
de joie, de sérénité et d'amour.


Puisse cette période vous rapprocher de vos rêves et de vos idéaux.

Joyeuses fêtes !



May Chiu

Tuesday, December 20, 2005

May Chiu: «Contester l'homme le plus puissant du pays»

















(Photo Patrick Sanfaçon, La Presse)

CANDIDATE FACE À PAUL MARTIN

La Presse, le mardi 20 décembre 2005
Par Tristan Péloquin

Enceinte, May Chiu, la candidate bloquiste qui affrontera Paul Martin dans son fief de LaSalle-Émard, pourrait bien passer le 23 janvier dans un lit de maternité. Mais n'allez pas dire à cette Chinoise d'origine qu'elle n'est qu'un «poteau» installé dans la circonscription pour meubler le vide. Elle vous prouvera le contraire.

«Les gens me voient un peu comme un spécimen exotique, c'est vrai», reconnaît l'avocate de 40 ans dans un français impeccable teinté d'un accent anglais. «Mais mon désir de contester l'homme le plus puissant du pays est extrêmement fort. Et je gagnerai ma campagne sur le terrain, comme je l'ai fait pour toutes les causes que j'ai défendues.»

Élevée à Trois-Rivières, celle qui gère aujourd'hui un centre d'aide à la communauté chinoise s'est découvert une passion pour les luttes sociales lors de ses études pour obtenir un premier baccalauréat, en philosophie et histoire de l'art. C'était pendant les années Reagan et Thatcher. «Les inégalités sociales me dégoûtaient. Alors je me suis engagée dans la lutte contre le régime d'apartheid d'Afrique du Sud.»

Après quelques mois de combat à distance, entrecoupés d'un bref passage dans le continent noir, la jeune militante s'est rendu compte qu'elle était «entourée d'inégalités» mais qu'elle combattait pour une cause très lointaine.

«J'ai alors milité pour les droits des autochtones. C'est là que j'ai vraiment commencé à me sentir, moi aussi, comme une minorité au sein d'une minorité.» De là, le pas vers le «combat» souverainiste était «tout naturel». «Mon appartenance au Québec est très forte. Je me reconnais dans la lutte des Québécois. Ils se battent pour s'affirmer, pour faire reconnaître leur différence. Moi aussi.»

Quand May Chiu a finalement décidé de se lancer en politique active et de défendre les couleurs du Bloc québécois, la circonscription de LaSalle-Émard, alors orpheline («J'ai fait le tour, dit-elle, et je n'ai trouvé aucune bribe d'organisation bloquiste»), est apparue comme un «choix évident». «Paul Martin, ça fait longtemps qu'il ne répond plus aux besoins sociaux des gens qui habitent dans la circonscription. C'est quelqu'un comme moi qu'il faut pour casser le décrochage social», dit l'avocate, qui défend à l'occasion des causes bénévolement devant les tribunaux.

Il suffit cependant de circuler quelques minutes dans les rues de la circonscription, où le visage de Paul Martin est omniprésent, pour constater qu'il n'est pas facile de se battre contre le premier ministre. «La limite de dépense dans la circonscription est de 68 000$. Je pense qu'on n'a même pas 10 000$ dans nos comptes», note la candidate.

«C'est sûr qu'avec le bébé qui s'en vient, j'ai aussi le désavantage d'être limitée dans mes déplacements et dans ma capacité de faire campagne. Mais ça n'enlève rien à mon désir de gagner.»

«Et quand je vois la poignée de bénévoles qui travaillent pour moi comme des forcenés pour défaire Paul Martin, j'ai juste envie de redoubler d'ardeur.»


http://www.cyberpresse.ca/article/20051220/CPACTUALITES02/51220140/5378/CPACTUALITES02

Monday, December 19, 2005

La bloquiste May Chiu croit à ses chances contre Paul Martin

«C'est un grand défi mais si quelqu'un a une chance, c'est moi»

Pierre Boulanger
Messager Lasalle
le 18 décembre 2005


Candidate du Bloc québécois dans la circonscription de LaSalle-Émard, May Chiu, 40 ans, femme d'origine chinoise et avocate de formation, ne craint pas de croiser le fer avec le Premier ministre du Canada dans son propre comté en vue des élections fédérales du 23 janvier. Elle se dit confiante de faire belle figure et ose même rêver de victoire.


Mère d'un garçon de cinq et demi et enceinte de huit mois (elle pourrait accoucher le jour du scrutin), elle croit en ses chances d'ébranler la forteresse libérale. Native de Hong Kong, May Chiu a grandi à Trois-Rivières lorsque ses parents ont immigré au Québec. Après des études en droit à l'Université McGill, elle a travaillé comme avocate et depuis quatre ans, elle est directrice du Service d'aide à la famille chinoise du Grand Montréal.

Pourquoi être candidate du Bloc québécois dans LaSalle-Emard ? «J'ai dit au parti que j'aimerais contester le premier ministre dans son comté. Les communautés culturelles sont nombreuses dans LaSalle-Émard et ont habituellement tendance à voter libéral et fédéraliste. Avec une candidate comme moi, qui provient de la communauté chinoise, je peux créer une discussion et encourager une ouverture. Je me sens beaucoup d'affinités avec le mouvement souverainiste.»

Comment voit-elle ses chances de gagner ou de livrer une lutte serrée ? «Je pense pouvoir récolter beaucoup de votes et peut-être même gagner. C'est un grand défi d'affronter le premier ministre mais si quelqu'un a une chance, c'est moi. Pour ceux qui cherchent une alternative, on ne peut trouver un profil aussi différent. D'un côté, il y a l'ancien ministre des Finances, multimillionnaire, qui est l'un des hommes les plus puissants du pays. Mon profil est tout le contraire : immigrante, travailleuse communautaire, mère monoparentale. J'espère que Paul Martin acceptera d'avoir un débat avec moi.»

May Chiu avoue qu'il n'y avait aucune organisation bloquiste dans LaSalle-Émard. «Les souverainistes ont laissé la voie libre aux libéraux. Depuis septembre, nous avons une association et une équipe formidable. On ne lâchera pas, même après les élections.»

Les grands enjeux
Quels sont les enjeux locaux que veut défendre May Chiu ? «Un fort pourcentage de la population vit sous le seuil de la pauvreté et je trouve ça étonnant dans le comté du premier ministre. C'est inacceptable. Si je suis élue, je serai très présente. La population de LaSalle-Émard est vieillissante et c'est la responsabilité du gouvernement de trouver des solutions. Le comté vit d'immenses problèmes de logement social et un nombre grandissant de familles monoparentales ont besoin d'un meilleur soutien.»

C'est dans son travail de directrice du Service d'aide à la famille chinoise que May Chiu a rencontré le chef bloquiste Gilles Duceppe. «Je travaillais sur le dossier de la taxe d'entrée qui a été imposée autrefois aux immigrants chinois. Le seul survivant payeur de cette taxe de l'époque habite LaSalle. Paul Martin s'était engagé à trouver une solution pour compenser les torts historiques, ce qu'il n'a pas fait. On a demandé au Bloc québécois de nous aider. Gilles Duceppe s'est impliqué personnellement et c'est comme ça que je l'ai connu.»

Thursday, December 15, 2005

La UNE du journal de Trois-Rivières


Trifluvienne bloquiste s'attaquant au premier ministre dans son comté
Elle doit accoucher le jour de l'élection
Par Patrick Jean
Journal de Trois-Rivières, 5 décembre 2005

C'est une Trifluvienne d'origine chinoise, monoparentale, enceinte de sept mois et demi et anglophone qu'a choisi le Bloc québécois pour affronter le premier ministre sortant Paul Martin dans son compté de Lasalle-Émard lors de la 93e élection fédérale au Canada. Lundi prochain, May Chiu sera officiellement investie comme candidate du Bloc québécois dans Lasalle-Émard, le bastion du premier ministre Paul Martin. Mme Chiu sort décidément de l'ordinaire. D'abord, elle est probablement la seule personne assez courageuse pour affronter Paul Martin, le premier ministre sortant du Canada, dans la circonscription Lasalle-Émard, située dans l'ouest de Montréal. Cela prend du front, surtout en sachant assurément que c'est une bataille perdue d'avance.

Élevée en anglais à Trois-Rivières
May Chiu dit que ce n'est pas le plus important. Elle veut plutôt montrer aux Québécois que les gens de communautés immigrantes peuvent aussi contribuer à leur l'espoir d'accéder un jour à l'indépendance du Québec. «Et puis, ce n'est pas certain que je vais perdre. Je suis actuellement au cégep pour recueillir les 100 signatures nécessaires pour ma candidature. Lorsque je dis aux gens que je me présente contre Paul Martin, ils signent tout de suite», a-t-elle lancé en entrevue téléphonique au Journal de Trois-Rivières. Mme Chiu, une allophone qui a parlé anglais toute sa jeunesse, même dans une ville hyper francophone comme Trois-Rivières, n'a jamais collé aux stéréotypes des immigrants de sa communauté culturelle.

Philo, histoire de l'art et droit
Plutôt que d'étudier les finances, comme la majorité des jeunes de sa communauté ethnique, May Chiu opte pour la philosophie et l¹histoire de l'art dans une université montréalaise, au grand dam de ses parents. Diplôme en poches, elle a ensuite travaillé comme intervenante sociale dans un organisme communautaire oeuvrant auprès de la communauté chinoise. Plus tard, Mme Chiu réorientera sa carrière vers le droit. Elle entreprend alors ses études à McGill. Après son Barreau, elle quitte le pays pour s'installer en Chine et découvrir ses origines. Elle y restera un an avant de revenir vers Montréal pour pratiquer le droit. Son expérience outre-mer lui permet de se dégoter un job en droit de l'immigration et de fonder son propre cabinet.

Elle accouchera le 23 janvier
Ensuite, May Chiu décide qu'il est temps de fonder une famille. Le père, un chinois d¹origine, est retourné dans son pays natal après avoir conçu l'enfant qu'elle porte maintenant en son sein. Mme Chiu élève donc son enfant seule et fera de même avec son second enfant. D'ailleurs, ce second enfant doit naître le 23 janvier prochain, jour de l'élection. Dans les faits, lorsqu'elle a décidé de courir le scrutin, les élections devaient avoir lieu au printemps et elle ne savait pas qu¹elle était enceinte. «Ce n'est pas grave. Je vais certainement devoir aller voter par anticipation», lance-t-elle dans un éclat de rire. «Je dis toujours aux gens qui m¹en parlent que si ma fille coopère, le Bloc aura deux candidats pour s'opposer à Paul Martin, pas seulement un!»

Wednesday, December 14, 2005

May Chiu - Notes Biographiques




Cheminement professionnel
• Directrice générale, Service à la famille chinoise du Grand Montréal (depuis mai 2001)
• Conseillère juridique, Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR) (depuis 2000)
• Avocate, Étude légale Barrou Hébert Chiu (1999-2000)
• Coordinatrice de projet, Service à la famille chinoise du Grand Montréal (1997-1999)
• Avocate, Étude légale Weigel et associés (1995-1997)
• Professeur, Université Shanxi, République populaire de Chine (1994-1995)
• Assistante de recherche, Faculté de droit, Université McGill (1992-1994)
• Intervenante du projet d’accueil, Service à la famille chinoise du Grand Montréal (1988-1989)

Formation académique
• École du Barreau, Barreau du Québec (1993-1994)
• Baccalauréat en droit (LL.B., B.C.L.), Université McGill (1989-1993)
• Baccalauréat en Histoire de l’art et philosophie, Université McGill (1985-1988)
• Diplôme d’études collégiales, Collège régional de Champlain (1983-1985)

Engagement politique et communautaire
• Membre du Groupe de recherche et initiative pour la libération de l’Afrique (GRILA) (depuis 1989)
• Membre du Comité juridique national du Fonds d’action et d’éducation juridique pour les femmes (depuis 2002)
• Membre du Comité des communautés culturelles du Barreau du Québec (1999 – 2005)
• Membre du conseil d’administration et représentante de la communauté chinoise à la Table des organismes des Faubourgs-Saint-Laurent (2003-2005)
• Membre du Conseil des Relations Interculturelles (2005)• Membre et représentante de la région du Québec au Conseil national des Canadiens Chinois (1996 – 2004)
• Assesseur au Tribunal des Droits de la personne du Québec (2001 – 2003)
• Membre de la Coalition Cuba-Si (1994-1996)• Représentante des ONGs (Alternatives) à la Conférence mondiale des droits humains organisée par les Nations Unies en Vienne (juin 1993)
• Membre du Comité exécutif du Centre de Coopération avec El Salvador (1992-1993)
• Bénévole au Comité Chômage Sud-Ouest de Montréal (1990-1991)